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dans son fief, Boris Johnson divise les électeurs

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Avant les élections locales du jeudi 5 mai, RFI s’est rendue dans la circonscription d’Uxbridge, celle de Boris Johnson, située dans le Grand Londres. Le Premier ministre n’est pas candidat, mais c’est bien contre lui que l’opposition travailliste a bâti sa campagne.

Avec notre correspondante à Londres, Emeline Vin

Le Royaume-Uni va voter jeudi 5 mai. En Irlande du Nord, l’Assemblée locale doit être renouvelée. Dans le reste du pays, il s’agit d’élections pour certaines collectivités locales. Un scrutin très régional, territorial, qui a pourtant une saveur de check : ces derniers mois, le gouvernement conservateur a traversé des crises de popularité, notamment en raison des fêtes à Downing Street pendant les confinements.

Candidate travailliste au Conseil native de la circonscription d’Uxbridge, Jess Thurgur a passé les deux dernières semaines à faire du porte-à-porte pour convaincre les électeurs. « Bien sûr, on nous parle des problèmes très locaux : les poubelles, les routes… Mais de plus en plus, les gens nous racontent qu’ils ont du mal, que la crise du coût de la vie les fait souffrir, qu’ils ont envie de changement, à l’échelle locale et nationale. J’ai vraiment le sentiment qu’il y a une évolution », explique-t-elle.

Accompagnée de cadres du parti, Jess Thurgur essaie d’enthousiasmer les habitants tentés par l’abstention. Cibles de choix : les déçus du gouvernement, comme Nick, encore indécis. « Je ne veux plus voter pour le parti conservateur. Je ne me préoccupe pas des enjeux locaux ; pour moi, ce sont surtout les questions nationales qui me dégoûtent du parti. Il y a eu le « Partygate », mais aussi, ils ont brisé leurs promesses de campagne en augmentant les impôts. Le gouvernement est un désastre. »

► À lire aussi : «Partygate» au Royaume-Uni: Boris Johnson contesté au sein de son propre gouvernement

Mais à Uxbridge, certains restent fidèles au député native, Boris Johnson, et à son parti. Bill votera conservateur : « J’aime bien Boris, je trouve qu’il fait du bon boulot. Certes, il n’aurait pas dû faire de fête… Mais il nous a sortis du Brexit, des confinements. Maintenant, qu’on le laisse diriger le pays. » Le parti travailliste n’a plus contrôlé le Conseil native depuis 1998.



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