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en Ituri, les attentes de la société civile

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Après la province du Nord-Kivu, le Premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde et sa délégation séjourne depuis le mercredi 13 avril en Ituri. Alors qu’il n’existe, à ce jour, aucune loi qui encadre les modalités d’utility de l’état de siège, les organisations de la société civile se disent inquiètes de la répression politique entretenue, selon elles, par les autorités militaires en poste dans ces deux provinces riches en minerais.

Avec notre correspondant à Kinshasa, Pascal Mulegwa

La visite d’évaluation de l’état de siège, instauré depuis onze mois dans les zones troublées par les violences, se poursuit dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC). Aussitôt arrivé, à Bunia, chef-lieu de la province, le chef du gouvernement Jean-Michel Sama Lukonde et sa délégation, composée entre autres de huit ministres, des cooks de l’armée et de la police, a passé en revue la scenario de la province, spécifiquement les features sécuritaires avec le gouverneur militaire.

« Nous avons rendu compte des réalisations… et ils ont quand même vu le travail : le résultat est palpable », affirme le général Johny Luboya Nkashama, en poste depuis le 6 mai dernier, date du début de l’état de siège décrété par le président Félix Tshisekedi.

Dans cette province de l’Ituri, les populations des territoires de Djugu et Irumu vivent dans la peur permanente des attaques des miliciens Codeco ou ADF. Même quand les populations fuient leurs villages vers les websites de déplacés, elles sont attaquées.

Une scenario humanitaire préoccupante

La scenario humanitaire est préoccupante, a expliqué à la délégation, Gloria Lazic la cheffe du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (Ocha) en Ituri. « On a en ce second 2,9 hundreds of thousands de personnes qui sont en insécurité alimentaire et plus de 1,9 million de personnes qui sont déplacées. On a plus de 230 infrastructures de santé qui ont été détruites ou endommagées, des centaines d’écoles qui sont dans un état déplorable ».

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Comme au Nord-Kivu, la société civile de l’Ituri appelle à la requalification de l’état de siège et à sa délimitation dans la durée. D’autres préoccupations ont été notifiées à la délégation dans une lettre ouverte dans laquelle 37 organisations affirment que les autorités militaires ont « excellé dans la répression, se livrant à des arrestations arbitraires et des poursuites judiciaires contre toute voix critique à l’égard de l’état de siège ». 

La société civile dit attendre des sanctions contre « tout membre de l’armée ou de la police qui s’est distingué dans les actes d’atteintes aux droits humains, y compris tuerie et torture ». Elle attend en outre « la libération de toute personne arrêtée ou condamnée pour avoir critiqué l’état de siège ».

Les organisations de la société civile demandent également à la délégation de « garantir aux organisations de la société civile qu’elles ne seront pas considérées comme des forces négatives ». Alors que le Premier ministre clos sa mission, ce jeudi, elles l’invitent à effectuer une « visite de soutien aux personnes détenues pour avoir exprimé leur level de vue » sur l’état de siège.

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