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GAIF-ORAN, pourquoi un réassureur algérien ne peut pas travailler en Egypte


Les travaux de la 33e conférence de la fédération générale arabe de l’assurance débutent ce mardi à Oran avec l’ambition de mieux connecter les acteurs et les marchés d’une région à fort potentiel.  

« Les régulateurs des pays arabes devront revoir leur approche des barrières à l’entrée de la réassurance dans leur pays pour permettre aux compagnies de réassurance arabes d’obtenir des marchés les unes chez les autres », c’est ce qu’a expliqué Chakib Abouzaid, le secrétaire général de fédération générale arabe de l’assurance lors de la conférence de presse inaugurale, ce lundi, de la 33e conférence au centre des conférences d’Oran (CCO). « Les régulateurs arabes utilisent un système de rating (classement) des compagnies de réassurance qui élimine de fait les compagnies arabes devant la concurrence internationale, or, a précisé Chakib Abouzaid, sans la remettre en cause,  « la notation est faite par des agences occidentales ».   Il a illustré son propos en prenant l’exemple d’une compagnie de réassurance algérienne : « si elle veut aller obtenir des clients en Egypte, sachant que les clients des réassureurs se sont les compagnies d’assurance, elle sera évincée d’entrée par le recours réglementaire au rating », même si elle peut offrir des garanties suffisantes et être compétitive dans le rachat du risque.  Le secrétaire général de la GAIF en a profité pour émettre le souhait, devant un parterre d’une quarantaine de journalistes, de voir les régulateurs du secteur de l’assurance dans les pays arabes réformer leur barrière à l’entrée pour l’activité des compagnies de réassurance dans leur pays et ne pas s’appuyer uniquement sur le seul rating des acteurs.  

Le marché de l’assurance des pays arabe a beau pesé 44 milliards de dollars en 2021, il reste très en retrait par rapport au potentiel de la région rapporté à son PIB, puisque le marché ne compte que pour 0,70% du marché mondial lorsque le PIB de la région correspond à prés de 4% du PIB mondial. C’est sur ce constat structurel de la faible culture assurantielle dans les pays arabes que vont devoir plancher, du 06 au 08 juin au CCO d’Oran les acteurs de l’assurance et de la réassurance de la région. Ils devront, en plus de cette trame classique, traiter  des nouveaux défis que représentent les risques émergents liés au dérèglement climatique, aux pandémies et à  la cyber insécurité.  L’organisation a annoncé 1300 inscrits à cet événement, le 2e plus important en Afrique depuis la reprise de l’activité post restriction pandémique.  

El Kadi Ihsane à Oran. 



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