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la Chine annonce limiter ses liens diplomatiques avec la Lituanie

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Les tensions entre la Chine et la Lituanie viennent de franchir un nouveau cap. Pékin a officiellement rétrogradé ses relations diplomatiques avec Vilnius au rang de « chargé d’affaires », en signe de protestation après que Taïwan ait établi une ambassade « de facto » à Vilnius. Seuls quinze pays reconnaissent officiellement Taipei par rapport à Pékin.

Depuis juillet, les relations entre la Chine et la Lituanie se détériorent autour de la question de Taïwan. Vilnius a ouvert la première ambassade taïwanaise en Europe depuis dix-huit ans, provoquant la colère de Pékin qui considère cela comme un affront à sa « souveraineté et aux normes fondamentales des relations internationales ».

« Une seule Chine » 

la Chine s’offusque de l’utilisation par Vilnius de l’appellation « bureau de représentation de Taïwan » qu’elle considère comme un écart diplomatique important : pour Pékin, c’est l’abandon de l’engagement politique pris lors de l’établissement de relations diplomatiques avec la Chine, en référence à la « politique d’une seule Chine ». 

Pékin revendique en effet l’île démocratique autonome comme faisant partie de son territoire et a juré de la reprendre un jour, par la force si nécessaire. La Chine s’oppose d’ailleurs à toute utilisation officielle du mot « Taïwan », de peur de conférer un sentiment de légitimité internationale à l’île démocratique autonome. 

Des difficultés pour des entreprises lituaniennes

En réponse à l’affront lituanien, Pékin a interrompu la circulation des trains de marchandises à destination de la Lituanie, mis en difficulté des entreprises lituaniennes exportatrices de produits laitiers et a cessé de délivrer des permis d’exportation de produits alimentaires.

Le soutien international à Taïwan s’est accru depuis l’arrivée au pouvoir du président chinois, Xi Jinping. Ces derniers mois, les visites diplomatiques non officielles se sont multipliées entre des responsables taïwanais, européens et américains.

►À lire aussi : Délégation européenne à Taïwan : «Il y a une démocratie à défendre contre un régime autoritaire»

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