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La France a perdu 100 000 exploitations agricoles en dix ans

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En France métropolitaine, le nombre d’exploitations agricoles continue de baisser : 100 000 fermes ont disparu en dix ans, c’est ce qu’indique le dernier recensement agricole décennal dévoilé ce vendredi par le ministère de l’Agriculture. 

Ce recensement agricole décennal dresse la photographie agricole de la France et confirme la baisse inexorable de son nombre d’exploitations. Un phénomène observé depuis les années 1970. Ces dix dernières années, 100 000 d’entre elles ont disparu, soit une baisse de 21%. Il n’en reste plus que 389 000. 

Toutefois l’étude souligne que « la dynamique baissière est moins forte que lors de la précédente décennie, avec un recul de moins 2,3% par ans entre 2010 et 2020 contre moins 3% entre 2000 et 2010 ».

Selon l’étude, Malgré cette baisse, la surface agricole reste stable à 55 millions d’hectares, et n’a baissé que de 1% en dix ans pour atteindre 50% du territoire national. Ce sont donc les exploitations qui se sont agrandies passant de 43 à 69 hectares.  

Plus de départs à la retraite que d’installations

« La raison principale de cette diminution c’est la pyramide des âges. Il y a eu plus de départs à la retraite que d’installations », a déclaré le ministre de l’Agriculture Julien Denormandie lors d’une conférence de presse. « Le défi démographique est énorme », estime-t-il. Si le nombre d’installations d’agriculteurs reste stable, il en manque encore 7.000 par an pour compenser les départs à la retraite, reconnaît-il.

Vingt-cinq pour cent des exploitants agricoles ont 60 ans ou davantage, soit une hausse de 5 points en dix ans. En revanche, la part d’agriculteurs de moins de 40 ans est restée stable (à 20%). Cela prouve que le secteur « reste attractif », estime Julien Denormandie.

►À écouter aussi : Agriculture en France: quand les jeunes prennent la relève

Par ailleurs l’étude met en évidence une agriculture diversifiée avec désormais les productions végétales majoritaires, elles représentent 52% contre 45% dix ans plus tôt. Et ce sont elles qui s’en sortent le mieux avec 9% de pertes. A contrario les exploitations spécialisées en élevage sont en baisse de 31% et celles qui associent élevage et cultures chutent à moins 41%.



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