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le Cadre unitaire de l’islam inquiet des tensions à l’approche des élections locales

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Au Sénégal, le Cadre unitaire de l’islam, qui représente les principales confréries musulmanes du pays, met en garde face au risque d’escalade de la violence à l’approche des élections locales du 23 janvier. Dans un contexte qualifié d’« inflammable », les représentants religieux appellent tous les acteurs « à se ressaisir ».

Avec notre correspondante à Dakar, Charlotte Idrac

Dans une déclaration lundi 15 novembre, l’association s’est dite préoccupée par le climat politique crispé ces dernières semaines, qui fait écho aux émeutes meurtrières du mois de mars. Une déclaration qui intervient quelques jours après des incidents à Dakar, mercredi dernier, jour de la convocation en justice de l’opposant et candidat à la mairie de la capitale, Barthélémy Dias. Mais malgré les appels au calme lancés par les chefs religieux lors des émeutes de mars, la tension reste « latente », regrette Cheikh Ahmed Tidiane Sy, président du Cadre unitaire de l’islam.

« Après notre intervention du 8 mars, nous savions que nous étions dans une situation de paix précaire, du fait que les personnes qui ont été victimes de ces violences, aujourd’hui n’ont pas encore eu justice. Et aussi, nous avons vu ces dernières semaines des escalades verbales, c’est pourquoi nous avons adopté cette démarche, proactive cette fois-ci », explique-t-il.

Une charte de la non-violence

Le Cadre unitaire de l’islam appelle donc les acteurs politiques à adopter une charte de la non-violence. « Nous sommes en train de l’élaborer et nous la finaliserons en rapport avec eux, pour que justement cette signature les engage entièrement. Nous ne voulons pas leur proposer quelque chose de tout fait. Et nous allons rencontrer les différentes coalitions. Nous le faisons au nom des citoyens, mais aussi au nom des religieux et les hommes politiques connaissent le poids qu’ils représentent dans ce pays », explique le Docteur Cheikh Guèye, secrétaire général.

Concernant le renvoi du procès en appel de Barthélémy Dias au 1er décembre, l’association estime que tout citoyen doit répondre à une convocation et appelle dans le même temps les magistrats à être les garants d’une justice équitable et indépendante.

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