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Le métavers, univers virtuel connecté au réel, nouveau champ des possibles en Corée du Sud

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En Corée du Sud, on refuse de laisser le monopole du métavers au géant américain Facebook qui a popularisé le terme en changeant le nom de son entreprise en « Meta ». Dès le mois de mai dernier, les autorités sud-coréennes ont mis en place un consortium de 17 grandes entreprises pour favoriser le développement de cette technologie.

De notre correspondant à Séoul,

La Corée du Sud a une capacité très impressionnante à s’adapter rapidement aux innovations technologiques, et évidemment le domaine du métavers ne fait pas exception. Il existe déjà des applications concrètes de ces technologies dans le quotidien des Sud-Coréens. Lors d’une recherche d’appartement par exemple, il est déjà possible d’effectuer les visites en réalité virtuelle grâce à l’application Zigbang.

Le gouvernement souhaite accélérer les choses

Zepeto, un réseau social en 3D, permet de rencontrer des amis et de nouvelles personnes grâce à un avatar dans un monde virtuel. Cette plateforme, déjà utilisée par des millions de personnes, est produite par Naver, le Google coréen. Récemment, de plus en plus d’entreprises sud-coréennes se sont mises à explorer les possibilités qu’offrent le métavers, comme Samsung, ou bien les grandes maisons de disques sud-coréennes des groupes de K-Pop les plus connus.

Le gouvernement a formé un consortium pour que les plus grandes entreprises échangent et s’entraident dans ce domaine. À l’intérieur de cette « Metavers alliance » promue par les autorités, on retrouve Samsung évidemment, mais aussi Hyundai, les opérateurs téléphoniques. Une grande partie de ce qu’on appelle les Chaebols, les immenses conglomérats sud-coréens, sont donc incités à la collaboration dans le domaine. Le ministère de la Science et des Technologies a alloué près de 7 milliards d’euros à l’accélération de la transformation numérique dans le pays.

Une ville connectée au virtuel pour des applications bien concrètes

La ville de Séoul a, elle aussi, décidé de se doter de son propre Metavers. Les premières étapes seront surtout symboliques, puisqu’il s’agira de cérémonie en réalité virtuelle, ou de la possibilité pour les citoyens de discuter avec le maire. Mais la plateforme devrait rapidement avoir des applications concrètes.

« Notre programme a différents niveaux, indique Gang Jihyun, directrice de la section ville intelligente de la capitale. Tout d’abord permettre aux citoyens de pouvoir apprécier tous les services municipaux en réalité augmentée. Par exemple, à la place de se déplacer pour les procédures administratives, il sera possible d’échanger avec l’avatar d’un fonctionnaire de la mairie. Mais aussi, les plus jeunes qui sont à l’aise avec cette technologie pourront suivre des cours en ligne sur différents sujets grâce au métavers. »

L’objectif est que cette plateforme virtuelle soit accessible depuis un simple téléphone, et pleinement fonctionnelle en 2026. Ce qui devrait permettre à une large partie des habitants de pouvoir s’y connecter dans un pays où 95% de la population utilise internet. Mais l’objectif des autorités est aussi de faire des économies progressivement, en favorisant le télétravail de ces employés.

Et leurs ambitions sont très élevées, car dès 2023, la mairie assure qu’il sera possible de discuter avec un avatar de fonctionnaire municipal pour régler ses problèmes administratifs. À voir si ce monde virtuel a vocation à remplacer ou à compléter les interactions avec les pouvoir publics pour les près de 10 millions d’habitants de Séoul.

► À écouter aussi : Corée du Sud: l’impression 4D sur le marché de la santé

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