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le Nicaragua va-t-il quitter l’Organisation des États américains?

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Le Parlement nicaraguayen a voté mardi : il demande au président Daniel Ortega, fraîchement réélu le 7 novembre lors d’un scrutin controversé, de quitter l’Organisation des États américains (OEA). Le vote de cette assemblée, acquise au parti au pouvoir, le Front sandiniste de libération nationale (FSLN), rejette aussi la résolution prononcée par l’organisation vendredi, indique le média en ligne 100 % Noticias. Dans cette dernière, l’OEA a déclaré que le scrutin du 7 novembre n’avait été « ni libre, ni juste, ni transparent » et n’avait « aucune légitimité démocratique ». Le Parlement nicaraguayen dénonce une « ingérence de l’OEA dans les affaires internes du Nicaragua ».

Quelles pourraient être les conséquences pour le pays d’une sortie de l’organisation qui regroupe la plupart des gouvernements des États d’Amérique ? Cela signifie un isolement assuré, pense l’ancien diplomate Edgar Parrales, dans La Prensa. Il pèsera lourd sur l’économie du Nicaragua, « dépendante à 90 % des échanges avec ses voisins d’Amérique centrale et les États-Unis ». Le pays n’aura plus non plus accès aux prêts accordés par la communauté internationale. Mais cette sortie ne pourra intervenir qu’en 2023, précise-t-il, selon les termes de la Charte de l’OEA.

Des sanctions individuelles renforcées

Daniel Ortega est désormais interdit d’entrée aux États-Unis. Le président nicaraguayen est touché par des sanctions américaines, tout comme son épouse Rosario Murillo, des ministres ou d’autres hauts responsables. Une caricature en une du journal Confidencial montre une main sortant quatre enveloppes d’un océan de petits papiers. « Ce sont vos voix », dit cette main au couple Ortega, « le reste ce sont des sanctions ».

Des sanctions qui s’ajoutent à celles déjà en vigueur, émanant des États-Unis, mais aussi de l’Union européenne et du Royaume-Uni.

Chili : Le président Piñera échappe à une procédure de destitution

C’est la Une d’El Mercurio et de La Tercera. La procédure avait été lancée après les révélations, dans l’affaire des Pandora Papers, d’irrégularités présumées lors de la vente d’une société minière dans un paradis fiscal, au début du premier mandat du président chilien. Elle avait été approuvée par la Chambre des députés la semaine dernière, mais rejetée mardi au Sénat, où la majorité des deux tiers est indispensable.

« L’opposition n’a pas atteint les 29 voix nécessaires », confirme La Tercera. Vingt-quatre sénateurs ont voté pour la destitution, 18 contre et un s’est abstenu. Le bloc d’opposition considère que la procédure a au moins constitué un « avertissement sévère » au président, qui achève bientôt son mandat. Un nouveau chef de l’État sera désigné dimanche, et le Parlement renouvelé.

Argentine : le président Alberto Fernández veut remobiliser ses troupes

« Une scène géante a été installée sur la Plaza de Mayo, devant la porte de la Casa Rosada », le palais présidentiel, explique Pagina12. Le gouvernement attend « plus de 100 000 personnes » pour cet évènement qui entend réaffirmer l’unité derrière le président Fernández, après le recul de son parti aux élections législatives de dimanche.

« Le président Alberto Fernández sera le seul orateur de la journée », même si derrière lui se trouveront « des représentants de tous les secteurs », des maires ou encore des gouverneurs. Quant à Cristina Kirchner, la vice-présidente, elle ne sera pas présente, précise le journal.

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