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le nouveau Premier ministre dévoile son plan de relance de l’économie

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Fumio Kishida dévoile ce vendredi 19 novembre son plan de relance de l’économie japonaise, qui tarde à redécoller par rapport à celles des autres grands pays industrialisés. Ce plan est d’une ampleur sans précédent : plus de 300 milliards d’euros. Mais il suscite de vives critiques à la fois de la part d’économistes, de la presse et des Japonais eux-mêmes, à en croire les sondages.

Avec notre correspondant à Tokyo, Bruno Duval

Cent mille yens – environ 750 euros – octroyés à chaque jeune de moins de 18 ans. C’est la mesure-phare du plan de relance et elle ne convainc pas tout le monde.

« 100 000 yens, cela tombe bien ! J’ai du mal à joindre les deux bouts depuis le début de la crise. Après, ce que nous, parents défavorisés, réclamons à l’État, ce n’est pas un coup de pouce ponctuel, mais son soutien dans la durée », confie une habitante de Tokyo.

« Comme j’ai 19 ans, mes parents ne bénéficieront pas de cette aide. Je trouve cela très injuste », explique quant à elle une jeune femme. Un homme enfonce le clou : « Les parents aisés toucheront eux aussi ces 100 000 yens, mais les Japonais qui sont dans le besoin et qui n’ont pas d’enfants, eux, ne recevront rien. La logique sociale d’une telle politique m’échappe un peu. »

Et puis, « la » question que se posent les Japonais, c’est « qui va payer ? ». « Ce plan n’étant pas financé, les contribuables vont le sentir passer, prédit une passante. Qu’on augmente mes impôts pour venir en aide aux enfants pauvres, d’accord. Mais payer pour des familles qui ont les moyens, mmm, ça, j’apprécie moins. »

« Le Japon ne peut plus se permettre de faire tourner la planche à billets et de jeter l’argent par les fenêtres. Ce gouvernement va endetter encore plus les générations suivantes. Il me paraît donc irresponsable », conclut ce Japonais.

La dette publique nippone équivaut à 256% du PIB. Aucun autre grand pays industrialisé n’est aussi endetté.

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