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le Pays de Galles se qualifie et brise le rêve de l’Ukraine

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Le dernier match des barrages européens qualificatifs pour le Mondial au Qatar a tourné à l’avantage du Pays de Galles, dimanche 5 juin. Chez eux à Cardiff, les Gallois ont dominé l’Ukraine (1-0). Les Ukrainiens, qui rêvaient d’une qualification ô combien symbolique pour représenter leur pays en guerre, restent à quai.

La dure loi du sport peut être cruelle, mais elle est implacable. Les joueurs du Pays de Galles l’avaient annoncé avant leur ultime match des barrages pour la Coupe du monde 2022 : il n’était pas question de lever le pied face aux Ukrainiens, leurs adversaires de ce 5 juin, animés d’une ferveur décuplée pour faire briller les couleurs de leur pays depuis le début de l’invasion de l’armée russe en février.

« C’est le travail habituel. Nous compatissons, c’est épouvantable, mais nous avons un travail à accomplir et nous sommes pleinement concentrés sur cet objectif », avait prévenu le sélectionneur gallois, Rob Page.

Au Cardiff City Stadium, les Dragons n’ont, effectivement, pas eu d’état d’âme à l’heure d’affronter la sélection ukrainienne. Et au terme des 90 minutes de jeu, ce sont les locaux qui ont arraché le 13e et dernier billet qualificatif de la zone Europe pour le prochain Mondial au Qatar, grâce à leur victoire 1-0.

Capitaine Bale à la manœuvre

Apparus sans complexes et audacieux lors de leur demi-finale des barrages, le 1er juin à Glasgow contre l’Écosse (3-1), les Ukrainiens ont joué leur chance à fond durant toute la rencontre sur la pelouse galloise. Durant ce match, disputé sur un rythme élevé, les visiteurs ont contrôlé le cuir durant le premier acte et menacé plusieurs fois Wayne Hennessey. Le gardien des Dragons comptait déjà cinq parades après 30 minutes de jeu.

Passé cette première demi-heure, le Pays de Galles a fait preuve d’efficacité, contrairement à son adversaire. Sur un coup franc bien placé, le capitaine Gareth Bale a frappé au but et le malheureux Andriy Yarmolenko a dévié la trajectoire du tir au fond de ses propres filets (34e).

Le désormais ex-joueur du Real Madrid, bientôt 33 ans, ne s’est pas vu accorder ce but. Mais il a quand même fêté cette ouverture du score avec le public. Pour lui, qui a laissé entendre qu’il pourrait prendre sa retraite si sa sélection ne jouait pas la Coupe du monde, cet avantage pris avait forcément une saveur particulière.

Hennessey annihile les espoirs ukrainiens

Contraints de courir après le score, les hommes d’Oleksandr Petrakov ont joué leur va-tout durant toute la seconde période. Les Gallois, repliés dans leur moitié de terrain, ont très souvent plié, tout en manquant leurs quelques occasions de faire le break (poteau pour Brennan Johnson à la 75e, grosse occasion manquée pour Gareth Bale à la 76e…). Heureusement pour eux, l’ange-gardien Wayne Hennessey veillait dans la cage.

Dans la lignée des 45 premières minutes, le portier de Burnley a signé un deuxième acte parfait. Le dernier rempart a multiplié les parades face aux tentatives d’Andriy Yarmolenko et des autres Ukrainiens qui assiégeaient sa surface de réparation. Wayne Hennessey a notamment été décisif en repoussant du pied le tir de Viktor Tsyhankov (55e) et en déviant la tête d’Artem Dovbyk (84e). Jusque dans les derniers instants, il a maintenu à flot son équipe.

C’est dur pour l’Ukraine, mais il n’y aura pas de deuxième phase finale de Coupe du monde pour Oleksander Zinchenko et les siens, après celle disputée par leurs aînés en 2006. C’est bien le Pays de Galles qui ira au Qatar, 64 ans après sa seule apparition dans la compétition. Gareth Bale et ses coéquipiers figureront dans le groupe B avec l’Angleterre, l’Iran et les États-Unis.



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