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les condamnations continuent, après une réunion controversée de leaders hindouistes

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Il y a deux semaines, des dirigeants de groupes hindouistes ont organisé un rassemblement dans la ville sacrée d’Haridwar, dans le nord de l’Inde, et appelé à prendre les armes pour tuer les musulmans et établir un État hindou. Face au manque de réaction de la police et du gouvernement, cinq anciens chefs de corps d’armée viennent d’écrire une lettre ouverte pour s’insurger et demander que ces actes soient punis.

Avec notre correspondant à New Delhi, Sébastien Farcis

« Nous ne pouvons tolérer ces appels au génocide, car ils peuvent déchirer tout lien social et représentent donc un danger pour la sécurité du pays. »

Cette alerte est sérieuse, car elle est envoyée par quatre amiraux, anciens chefs de la marine indienne, et un ancien chef de l’armée de l’air.

Trente autres gradés, ainsi que des dizaines de hauts fonctionnaires à la retraite, signent cette lettre adressée au Premier ministre, au président et aux chefs des corps armés.

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C’est la deuxième lettre ouverte envoyée en une semaine pour demander de punir les appels à l’insurrection armée et au génocide des musulmans, lancés par des hindouistes entre le 17 et 19 décembre. La première a été écrite par 76 avocats et était adressée au président de la Cour suprême.

Mais jusqu’à présent, la police régionale de l’Uttarakhand, un État dirigé par les nationalistes hindous, n’a enregistré qu’une plainte pour des faits mineurs d’outrage aux sentiments religieux. Ceci alors que, selon ces avocats, ces personnes doivent être poursuivies pour complot criminel, ce qui est bien plus sévèrement puni par la loi indienne.

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