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multiplication des naufrages et des opérations de sauvetage en Méditerranée

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Les naufrages d’embarcations de migrants se sont multipliés ces derniers jours en Méditerranée. Les garde-côtes grecs étaient à la recherche samedi 25 décembre de survivants après le naufrage de migrants en mer Égée, qui a porté le bilan de ces accidents à répétition cette semaine à au moins 30 morts. Au large de la Tunisie, 48 migrants en provenance de Libye ont été secourus en mer. Et l’ONG Sea-Watch a indiqué samedi soir avoir secouru 350 personnes en à peine 30 heures.

En Grèce, au moins seize personnes ce vendredi 24 décembre (12 hommes, 3 femmes et un bébé) et au moins 30 personnes au total ont ainsi perdu la vie au cours de ces accidents, qui ont touché trois embarcations de migrants parties de la Turquie voisine. Face au durcissement progressif de la politique migratoire en Grèce, passeurs et migrants ont en effet tendance à emprunter des routes plus périlleuses, notamment à destination de l’Italie, rapporte notre correspondant à Athènes, Joël Bronner.

Le dernier d’une série de trois canots de migrants à avoir fait naufrage en Grèce, au large cette fois-ci de l’île de Paros, dans l’archipel des Cyclades, comptait, selon les témoignages des survivants, environ 80 personnes à son bord. Les garde-côtes grecs, eux, ont indiqué avoir porté secours à 63 personnes, transférées pour l’instant sur cette île de Paros. Des recherches en mer étaient par ailleurs toujours en cours ce week-end, impliquant notamment trois bateaux, un avion et des plongeurs.

Paros, Folegandros, Antycythère, les îles grecques au large desquelles ont eu lieu les trois derniers naufrages de demandeurs d’asile et de migrants n’étaient pas référencées, jusqu’à récemment, sur la carte des routes migratoires. Depuis 2015, les canots accostaient surtout sur les îles grecques les plus proches de la Turquie, comme Lesbos ou Samos, qui abritent, depuis, des camps de réfugiés. Les trois derniers accidents indiquent donc l’apparition progressive de routes migratoires alternatives.

Comme toujours, les autorités grecques ont de leur côté accusé la Turquie voisine de laxisme, elle qui « laisserait les passeurs agir en toute impunité ».

À lire: En Grèce, face aux restrictions, les migrants cherchent d’autres routes

Des migrants secourus au large de la Tunisie

En tout 48 migrants tentant de rallier clandestinement l’Europe depuis la Libye à bord d’une embarcation de fortune ont été secourus ce samedi 25 décembre au large de la côte sud-est de la Tunisie. C’est ce qu’a indiqué à l’AFP le Croissant-Rouge tunisien.

Après une panne de leur embarcation, ces migrants, dont 15 Maliens, 15 Syriens et 4 Égyptiens, ont été interceptés et secourus par le garde-côte tunisien au large de Zarzis, a précisé Mongi Slim, responsable du Croissant-Rouge pour le sud de la Tunisie.

Ils ont été conduits au port d’El-Ketef dans la zone de Ben Guerdane avant d’être transférés vers trois foyers de l’Organisation internationale de migrants (OIM) à Tataouine, Medenine et Zarzis, a-t-il ajouté.

Jeudi, une unité militaire maritime tunisienne a secouru 28 migrants âgés de 14 et 33 ans au large de Zarzis. Ils tentaient également de rallier l’Europe depuis les côtes libyennes, a indiqué le ministère de la Défense dans un communiqué. Malgré une insécurité persistante, la Libye demeure un important point de passage pour des dizaines de milliers de migrants cherchant chaque année à gagner l’Europe par les côtes italiennes, distantes de 300 km.

Selon l’OIM, près de 23 000 personnes ont péri ou ont été portées disparues en Méditerranée depuis 2014, après avoir tenté de rejoindre l’Europe, dont près de 1700 depuis début 2021.

350 migrants secourus en 30 heures par l’ONG Sea-Watch

L’ONG allemande Sea-Watch a annoncé ce samedi avoir secouru en tout plus de 270 migrants en Méditerranée centrale dans le cadre de trois opérations de sauvetage menées depuis vendredi par son navire, le « Sea-Watch 3 ».

Le Sea-Watch 3 a porté assistance à deux bateaux gonflables en détresse pendant la nuit et tôt le matin du samedi de Noël, a annoncé l’ONG sur son compte Twitter. Il y avait environ 100 et 80 personnes à bord de ces deux canots pneumatiques surpeuplés qui ont été secourus à environ 38 milles marins des côtes libyennes, a précisé un porte-parole à l’AFP.

L’équipage du Sea-Watch s’occupe désormais d’environ 270 migrants au total, après un premier sauvetage vendredi matin de 93 migrants qui se trouvaient dans les eaux internationales au sud de l’île italienne de Lampedusa. Les équipiers du Sea Watch 3 avaient alors lancé un bateau pneumatique pour évacuer les passagers de leur bateau en bois qualifié d’« inapte à la navigation » par l’ONG.

Le Sea Watch 3 a entamé jeudi soir son « opération de Noël » pendant qu’un peu partout en Europe « l’ambiance est festive » tandis que « les gens continuent de fuir à travers la Méditerranée », selon un autre tweet.

Les bateaux des migrants, souvent en mauvais état et susceptibles de couler, se dirigent fréquemment vers Lampedusa en raison de sa proximité avec les côtes de l’Afrique du Nord. Le Sea-Watch 3 navigue au large des côtes libyennes depuis novembre 2017 et y recherche activement des bateaux en détresse.

Deux navires ayant secouru près de 330 migrants autorisés à débarquer en Sicile

Deux navires humanitaires qui ont secouru en Méditerranée près de 330 migrants ont été autorisés à débarquer en Sicile, ont annoncé les ONG Sea-Eye et SOS Méditerranée qui affrètent ces bateaux.

  Le Sea-Eye 4 a débarqué 214 personnes vendredi dans le port sicilien de Pozzallo. L‘Ocean Viking, affrété par SOS Méditerranée a accosté  dansle port de Trapani.





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