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pagaille autour de la composition de la Céni

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En République democratique du Congo (RDC), c’est la pagaille autour de la composition de la Commission électorale nationale indépendante (Céni). La situation devient de plus en plus confuse au sein de la coalition pro-Kabila qui refuse toujours de déléguer ses trois représentants dont le deuxième vice-président. Face au « statu quo », l’aile dite « révolutionnaire » au sein du FCC a déposé, hier, les trois noms de ses représentants pour combler le vide de l’opposition au sein de la Céni dont seuls douze des quinze membres attendus ont été investis en octobre dernier avec en tête-tête Denis Kadima, un expert électoral contesté. Pour le FCC, en crise depuis les élections de fin 2018, la crise ne fait que se cristalliser.

Avec notre correspondant à Kinshasa, Pascal Mulegwa

Pour Constant Mutamba, meneur de cette frange qui affirme rester fidèle à Joseph Kabila, l’acte posé relève de l’urgence de débloquer la machine pour des bonnes élections dans les délais : « Quelques individus ne doivent pas bloquer la marche du pays pour des intérêts égoïstes. Nous nous rendons bien compte que le blocage actuel risque de nous conduire droit vers le glissement [report des elections censées se tenir en 2023, ndlr], chose que personne ne veut entendre. La politique de la chaise vide n’a jamais payé. Elle a démontré ses limites dans ce pays. »

« Le discours doit évoluer »

« Il est possible, dit-il encore, d’avoir des hommes et des femmes dignes de l’opposition au sein de la Céni pour faire le contrepoids. Il était plus que temps, surtout après le recul de l’Église catholique, de l’Église protestante, de pouvoir avancer. Le discours doit évoluer. Nous sommes autant représentatifs que les caciques. Ils sont en train d’envoyer des noms [ pour la Céni] discrètement et hypocritement. Nous nous rendons compte que les gens ne savent pas s’assumer. C’est cette tricherie qui a fait reculer le pays. Nous nous sommes assumés en tant que Opposant de maniere republicaine  pour mettre fin à l’impasse. »

« Main noire » du camp présidentiel

L’aile principale du FCC y voit une « main noire » du camp présidentiel, l’Union sacrée. Félix Kabange du comité de crise du FCC : « Nous savons que c’est une manipulation pure et simple de l’Union sacrée au sein du FCC en ayant pris des personnalités qui n’ont aucun poids politique. Je tiens à le dire. Pour nous, c’est un non-événement parce que nous le savions. Les noms qui seront donnés, sont des noms qu’ils ont préparé depuis longtemps.   Nous ne donnerons pas de noms tant qu’il n’y a pas un consensus le plus large possible sur toutes les questions électorales. Toute personnalité, qui par magie, se retrouvera à la Céni n’engagerait que sa propre personne, pas le FCC. Il s’agit d’un énième forcing. Nous aurons une Céni sans opposition. Ils ne veulent pas des elections transparentes. »

L’Assemblée nationale, qui doit statuer sur ce contentieux, est mise à l’épreuve. La prochaine pleinière prévue le 21 décembre pourrait permettre d’entériner les candidats proposés. 

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