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pas de porte claquée, une séquence allée à son terme

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Après les réunions de Genève et de Bruxelles, l’OSCE a clos ce jeudi 13 janvier à Vienne un ballet diplomatique intense pour désamorcer le risque d’un conflit en Ukraine, soulignant « l’urgence » d’une relance du dialogue sur la sécurité en Europe. Trois réunions qui ont un point positif : pas de porte claquée, et une séquence qui est allée à son terme, malgré les menaces de la Russie de les interrompre à tout moment. 

Avec notre correspondante à Moscou, Anissa el-Jabri

Le fonds des déclarations comme leur ton ne laisse toujours pas entrevoir d’issue.

« Je ne vois pas de raisons de m’asseoir à nouveau dans une réunion dans les prochains jours, et de recommencer les mêmes discussions. »

C’est le commentaire du vice-ministre des Affaires étrangères à la télévision russe. Sergueï Ryabkov qui, en forme de bilan de la semaine, accuse les Occidentaux de manquer de flexibilité et surtout de faire des propositions sur des sujets intéressants certes, mais secondaires aux yeux de la Russie.

Dans le même temps, les États-Unis distillent tous les jours leurs propres menaces : celle d’une réplique dévastatrice et rapide en cas de conflit. Des sénateurs américains sont même allés jusqu’à proposer des sanctions pour le premier cercle du Kremlin et le président russe.

Réponse du porte-parole de la présidence : « Des sanctions contre un chef d’État, c’est une mesure qui franchirait une limite, ce serait équivalent à une rupture des relations. »

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Dans un pays qui s’attend à voir déferler la vague Omicron, « peut-être la pire que nous aurons à traverser », dit le maire de la capitale, le porte-parole du Kremlin Dimitri Peskov passe l’essentiel de ses points presse quotidiens à répondre sur les relations Russie-Occident.

Le vrai rendez-vous pourrait bien, en tout cas, avoir lieu la semaine prochaine, avec une réponse écrite des États-Unis aux demandes russes.

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