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polémique sur l’efficacité de l’état d’urgence après un nouveau massacre

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En RDC, nouvelle polémique entre l’armée et la société civile après un massacre attribué à de présumés rebelles ADF dans la nuit du 11 au 12 novembre, l’attaque la plus meurtrière depuis janvier 2020. La société civile de Beni estime que l’état d’urgence, instauré en mai dans le territoire de Béni, n’a pas répondu aux attentes de la population. De la « mauvaise foi », répond l’armée.

Attaques de villages, massacres de populations civiles innocentes poussées à fuir leurs domiciles, embuscades meurtrières sur l’axe qui va vers l’Ouganda… Les violences n’ont pas cessé, selon plusieurs organisations qui assurent qu’à part la ville de Beni, les rebelles des ADF sont en train d’étendre leur champ d’actions, notamment dans la chefferie des Bashu.

« L’ordonnance signée par le chef de l’État c’est, imposer la paix, restaurer l’autorité de l’État, mais aussi protéger les populations et leurs biens. Mais curieusement, pendant les six mois que nous venons de faire dans l’état de siège, la population continue à être tuée, la population n’est pas du tout sécurisée. En tout cas, au niveau du territoire de Béni, les choses n’ont pas changé », estime Kizito Bin Hangi, chargé de communication de l’Asadho à Beni.

Concernant la dernière attaque, la plus meurtrière depuis 2020, la société civile parle d’au moins 38 morts et jusqu’à 60 personnes enlevées. Le porte-parole des FARDC dans la province de l’Ituri en reste au bilan donné au lendemain du massacre : 5 civils tués et plusieurs blessés, ainsi que 8 présumés rebelles ADF tués lors des opérations de poursuite.

« Mauvaise foi »

Côté FARDC, on dénonce « la mauvaise foi » de certaines organisations de la société civile qui seraient mues, selon leur porte-parole dans la province de l’Ituri, par des intérêts politiques « inavoués ».

Le capitaine Anthony Mwalwishay pointe également la complicité dont « les terroristes des ADF » bénéficient dans la région. « Qui donne la force aux ADF de continuer des actions ? Mais qui sont ces mouvements Maï-Maï qui appuient souvent logistiquement ou bien opérationnellement les ADF sur le terrain ? Ce sont les fils et filles du terroir ! Donc nous devons à un certain moment arrêter l’hypocrisie et aborder les problèmes dans le bon sens. »

Le capitaine Mwalwishay tente de calmer le jeu. Il appelle la population à appuyer massivement son armée, expliquant qu’il est encore tôt pour juger le travail qu’ils font sur le terrain.

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