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Poutine avertit l’Occident sur les «lignes rouges» de la Russie

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L’Otan, Washington, Paris et Berlin ont tous dénoncé ces derniers jours un renforcement de troupes russes aux frontières orientales de l’Ukraine. Kiev évoque même une hausse de l’agressivité de Moscou. S’exprimant devant un parterre de diplomates au ministère russe des Affaires étrangères ce jeudi 18 novembre, Vladimir Poutine leur a renvoyé la responsabilité de la hausse des tensions.

« Nos partenaires occidentaux aggravent la situation en livrant des armes modernes et létales à Kiev et en menant des exercices militaires provocants en mer Noire et dans d’autres régions proches de nos frontières, a déclaré le président russe. En ce qui concerne la mer Noire, cela dépasse vraiment certaines limites. Des bombardiers stratégiques volent à 20 kilomètres de nos frontières et transportent, comme on le sait, des armes très dangereuses. »

C’est par ces mots que Vladimir Poutine a accusé ce jeudi les Occidentaux d’attiser les tensions croissantes aux frontières orientales de l’Ukraine et en mer Noire. L’homme fort du Kremlin a mis en garde ses adversaires contre le franchissement de « lignes rouges ».

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« Aucune guerre hybride »

Plus tôt ce jeudi, le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov avait appelé l’Europe à arrêter de considérer la Russie comme « responsable de tous les maux ». « La Russie ne mène aucune guerre hybride », ajoutait-il, Moscou étant régulièrement accusé d’utiliser des moyens asymétriques contre ses rivaux géopolitiques.

L’Otan, Washington, Paris, et Berlin ont tous dénoncé ces derniers jours un renforcement de troupes russes aux frontières orientales de l’Ukraine, où une guerre avec des séparatistes pro-russes est en cours depuis 2014. La même année, Moscou a annexé la péninsule ukrainienne de Crimée, en réplique à une révolution pro-occidentale.

La Russie a déjà mené au printemps 2021 des manœuvres militaires de grande ampleur près de l’Ukraine, suscitant la crainte d’une invasion.

Moscou n’a de cesse de mettre en garde les Occidentaux contre un soutien accru à Kiev, soulignant également que la présence renforcée de l’Otan en Europe orientale est perçue comme le signe d’une politique anti-russe hostile.

« Nos préoccupations et nos avertissements concernant l’élargissement de l’Otan à l’Est ont été complètement ignorés », a réaffirmé jeudi Vladimir Poutine, promettant de « réagir adéquatement » à l’activité militaire de l’Otan près des frontières russes.

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L’Ukraine veut des armes   

Kiev avait d’abord minimisé l’ampleur du déploiement des forces russes à ses frontières. Mais ce jeudi, le ton a changé : l’Ukraine demande notamment des livraisons d’armes à ses alliés occidentaux. « L’agressivité de la Russie s’est considérablement renforcée ces dernières semaines », a déclaré le chef de la diplomatie ukrainienne Dmytro Kouleba. Par conséquent, Kiev négocie avec l’Occident la « conclusion d’accords sur des livraisons supplémentaires d’armes défensives pour notre pays », a-t-il ajouté.

Les Ukrainiens et leurs alliés américains et européens sont en train de développer « des mesures en vue de contenir la Russie », a poursuivi le ministre : des « pressions politiques et diplomatiques, de douloureux coups économiques en cas de l’élargissement de l’agression russe », ainsi que du « renforcement de la capacité de défense des forces armées ukrainiennes ».

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